C'est ici que s'est écrasé une météorite il y a fort longtemps. De cela a résulté l'édification de montagnes qui ont été ensuite érodées par les années mais proposent encore aujourd'hui d'intéressants reliefs propices à la randonnée entre autres.
Cette région possède également un terroir qui sort du commun. On peut y déguster de délicieux fromages et des spécialités de viande qui rendent l'étape à Charlevoix très appréciée des gourmets. Il y pousse également des bleuets (un fruit totalement inconnu en France) dont on fait des tartes et de la confiture.
Enfin, la région de Charlevoix se trouve en bordure du Saint Laurent, et on y trouve de beaux panoramas sur le fleuve - bien large à ce niveau -.
Nous nous sommes rendus à Charlevoix en voiture, louée via communauto. Nous y avions réservé un gite pour 4 nuits. L'aller s'est fait de nuit après la journée de travail jeudi. Nous sommes arrivés sur place à 22h30 ce qui était plutôt dans le scénario optimiste car on on s'attendait à devoir rouler jusqu'à minuit.
Vendredi était notre première journée de congé depuis que nous sommes arrivés au Québec. Nous avions Christine et moi fait des heures sup' les jours précédents pour pouvoir être payés normalement malgré cette absence. Nous avons bien fait de prendre cette journée off car sur les 4 jours que nous avons passés sur place, nous n'avons eu que deux belles journées et le vendredi en faisait partie.
Nous avons donc profité du soleil de vendredi pour aller randonner dans le parc des grands jardins situé près de notre point de chute. Nous avons fait l'ascension du mont du lac des cygnes. Une jolie randonnée de 4 heures de marche plus le temps de manger là haut. Lison a pioncé durant pratiquement toute l'ascension des 400 mètres de dénivelés et s'est retrouvée au sommet fraîche comme une fleur qui vient d'éclore.
La vue au sommet valait vraiment tous les efforts nécessaires pour l'obtenir. Un guide du parc naturel expliquait la haut l'impact du météorite et nous a permis de décoder la topologie de la vallée qui s'offrait à nos yeux.
Un léger pique nique au fromage local nous a redonné des forces pour entamer la descente et revenir à Baie Saint Paul notre lieu de résidence.
A propos du gîte, nous sommes vraiment très bien tombés. Non seulement la batisse était très jolie mais la propriétaire était de très bonne compagnie et nous a fait passé un super séjour. Nous avions tenu à trouver un endroit où l'on pourrait manger sur place le soir après que Lison soit couché. On a pas été déçus car les repas servis valaient vraiment un très bon restaurant et nous avions notre diner au chandelle servis sur la terrasse avec les commentaires de la propriétaire du gîte qui nous parlaient des produits locaux inclus dans les plats qu'elle nous servait ! On s'est régalés, et on sait que c'est important pour des Français de bien manger :-))
Une marmotte est venue se restaurer dans le jardin du gîte à l'heure du petit déjeuner.
Pour votre culture générale je vous recopie la définition du mot draveur :
Les draveurs (raftmans) sont principalement des bûcherons qui, après un hiver complet en forêt, descendent, lors du dégel (la débâcle), les bois qu'ils ont entreposés sur les lacs et digues de fortune en bois et glace. Lorsque le temps se réchauffait, on faisait "sauter" la digue et les draveurs armés de leur "pique" ou "drave" poussaient le bois au gré du courant. Ils habitaient sur des radeaux avec une espèce de tente longée de bois appelée hutte. La drave pouvait durer plusieurs semaines. Arrivé le long du fleuve Saint-Laurent ou de ses principaux affluents, le bois était amené directement à la papetière (le moulin à papier) situé en bord d'eau où des aires de stockage dans l'eau étaient préparées.La randonnée en question est notée très difficile et représente une ascension de 800 m. Elle a toutefois été aménagée durant les dernières années et est moins dure aujourd'hui qu'elle ne l'a été. Malgré cela, Christine ne se sentant pas en mesure de la faire, nous avons troqué la fameuse rando contre une jolie ballade en bateau mouche dans la rivière. Les paysages étaient aussi très beau et nous avons marché un peu dans la vallée ce qui m'a permis de me dégourdir les jambes un minimum...
Bon, je dois vous dire que c'est un site fabuleux et que je compte bien y revenir avec de futurs visiteurs (vous?) pour réaliser cette fois la fameuse ascension de l'acropole.
Lison s'est trouvé des amis (un peu plus vieux qu'elle) dans le bateau mouche.
J'ai également bien trippé sur le camping situé au fin fond de la vallée, qui n'est accessible qu'à pied, en vélo ou en canoë et qui aurait été un site de premier choix pour l'organisation d'un weekend hyperactif. :-)))
30 kms en voiture de la ville la plus proche,
quelques minutes d'approche en bus à l'intérieur du parc national,
puis 5 kms à parcourir a pied, en vélo ou en canoë pour atteindre
ce site de camping !
ce site de camping !
Le dimanche, il a plu toute la journée ou presque. Ce jour là nous avons arpenté la route côtière le long du fleuve. C'était assez joli malgré le temps pourri. Mais on était surtout contents d'avoir pu profiter à fond des deux jours précédents pour les randos dans les parcs. Pas beaucoup de photos prises durant cette journée. On vous garde la surprise pour quand vous viendrez faire la même route sous un beau ciel bleu cette fois.
Calme...
En agrandissant la photo, vous arriverez peut être à lire les noms sur les tombes.
Ici en gros la moitié des gens s'appellent Tremblay ou Gauthier. Certains noms sont extrêmement répandues au Québec.
Une petite crique à Port au Saumon.
Lundi nous sommes repartis assez tôt pour arriver également de bonne heure et sauvegarder une bonne nuit à Lison. Nous avons tout de même pris le temps de faire la tournée des producteurs locaux pour rapporter du fromage et de la viande avec nous à Montréal. A la fromagerie nous avons rendu visite aux brebis dans la bergerie.
Enfin nous nous sommes arrêtés sur l'île d'Orléans en chemin, manger des gros BURGERS avec des FRITES dans un pub. :-) Hey !!! On est en amérique du nord ! Faut pas l'oublier.










